
Motricité fine
À force de manipuler des pièces, de les encastrer l’enfant améliore sa dextérité, ce qui le prépare à exécuter des gestes exigeant des mouvements plus précis. Une foule d’activités permettent de développer la dextérité. Enfiler, dessiner, découper, manipuler diverses pâtes à modeler permet de d’acquérir peu à peu les habiletés nécessaires à la maitrise de gestes quotidiens comme boutonner, lacer, monter une fermeture éclair et préparent l’enfant à l’écriture. Plus les enfants d’âge préscolaire auront fait des activités de ce genre, plus ils auront de facilité à tracer des lettres.
Observation
Nous demandons quotidiennement aux enfants d’exercer cette habileté dans une multitude d’activités. Il faut savoir que l’observation ne s’exerce jamais seule : observer exige toujours de la concentration. Celle-ci permet de maintenir l’attention le temps de recueillir de l’information et de l’imprégner dans notre mémoire. Comment favoriser le développement de la capacité d’observation chez l’enfant? D’abord, il est important que le type de jeu et le défi choisis soient adaptés à l’enfant. L’environnement doit être propice : il est essentiel de limiter les sources de distractions, d’installer l’enfant confortablement. Guider l’enfant en lui posant des questions peut aussi s’avérer pertinent. Pour stimuler la capacité d’observation, on pense tout de suite aux jeux de mémoire, de tri, de séquences ou aux casse-tête de toutes sortes, et c’est très bien! Mais l’observation peut également s’exercer avec tous nos sens. Il existe une panoplie de matériel et d’activités qui permettent d’écouter, de toucher, de goûter, de regarder, d’humer, etc.
Concentration
La concentration est la capacité de fixer l’attention sur un seul sujet. Travail, lecture, jeu, le processus est le toujours le même et il est essentiel à l’apprentissage. Cependant, la capacité de concentration varie beaucoup selon l’âge et le développement neurologique. Le jeu est un allié naturel de la concentration. Quiconque a observé un enfant en train de jouer peut en témoigner. Divers moyens peuvent la stimuler. Il est d’abord important de procurer à l’enfant un climat favorable : limiter le bruit, avoir une organisation physique et matérielle adéquate et une durée ainsi qu’un défi adapté aux capacités de l’enfant. Inciter l’enfant à suivre un trajet avec le doigt, fermer les yeux pour qu’il écoute des sons, lui rappeler quelques caractéristiques d’une tâche constituent des stratégies qui aident à développer la concentration. Enfin, demander à l’enfant comment il a fait pour réaliser une tâche lui permet d’appliquer ses stratégies dans d’autres contextes.
Langage oral
Des premiers balbutiements du poupon aux exposés oraux des enfants du primaire devant la classe, la notion de langage connaît tout un développement ! Dès ses premiers mois, l’enfant a besoin de communiquer. Pour ce faire, il écoute attentivement les sons et tente de répondre à sa manière. Peu à peu, il comprend que les choses et les personnes sont associées à des sons, et il tente de les reproduire pour se faire comprendre. Il fait simultanément des progrès tant au niveau de la compréhension que de l’expression et il acquiert du vocabulaire grâce aux échanges quotidiens avec ses parents et ses éducateurs. L’enfant exerce aussi sa capacité à communiquer et à exprimer ses émotions au cours de jeux de rôles et en adaptant son discours à la situation qu’il reproduit. On peut également stimuler le langage oral par toutes sortes d’interventions : regarder des livres, apprendre des comptines, des chansons, raconter des histoires, discuter des événements passés, faire des liens, poser des questions. Jouer avec les mots, trouver des rimes, des mots qui commencent par le même son, constituent tous des exercices de conscience phonologique qui aident à percevoir et à identifier les différentes composantes des mots. Plusieurs recherches le prouvent, le bagage langagier de l’enfant est un gage de succès pour l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.